En processus de changement......

Étiquette : Faire autrement

L’intuition dans un contexte de changement

Auteur: Mouvement Paradoxe, Spécialiste en gestion du changement

Date: 6 Août 2018

Les conversations

Il y a 2 mois, en discutant de notre prochain sujet pour un article Paradoxe, nous n’avions pas réalisé à quel point le thème du diagnostic initierait autant de conversations. Les gens de notre entourage ont fait ressortir le gestionnaire du changement qui se cachait à l’intérieur d’eux-mêmes. Les stratégies bottom-up et top-down ont quelque peu polarisé notre entourage et nous nous sommes bien amusés à partager et à écouter les différentes facettes de ces stratégies, avec les avantages et les désavantages qu’elles amènent. (Lire les articles de Juin et Juillet)

Le style du roseau

Le plus important est de comprendre qu’il n’y a pas une recette unique pour aborder le changement, mais plutôt une multitude de technique à utiliser selon la nature de la bête à conquérir. Comme dirait un maître de Kung-fu, il faut faire preuve de souplesse et plier tel un roseau sous la pression du vent, car trop de rigidité peut nous faire rompre avec la réalité d’un changement.

L’intuition

Un gestionnaire du changement qui se respecte, usera de tous les outils qui sont à sa disposition : Les sondages, les designs de processus, les documents, les conversations de corridor, les rapports d’audit, etc. Par-dessus-tout, il saura qu’en lui existe une intelligence qui tranquillement commence à être reconnue de manière plus formelle en affaire : L’intuition.

En effet, ce fameux « gut feeling » représente cette impression que les gens d’affaires n’ont toujours pas été en mesure de définir clairement. C’est quelque chose que l’on ressent à l’intérieur. Ce sens qui nous permet de percevoir lorsqu’il y a quelque chose qui cloche quand on fait le tour d’un département ou d’une organisation. Selon Larousse, « L’intuition serait une manière rapide d’évaluer une situation en la mettant en rapport avec des situations similaires déjà connues. ».

Cette intuition est très utile lorsqu’il est temps de faire un diagnostic sur la culture d’une organisation. Nous savons que la culture d’une organisation peut être un frein ou un accélérateur de changement. Il revient au gestionnaire du changement de bien cerner les forces à l’œuvre et d’identifier les aspects de la culture sur lequel il faudra s’appuyer, renforcer ou carrément changer, pour mener à bien un projet de transformation.

Être à l’écoute

Bien entendu, on ne peut parler d’intuition sans parler d’écoute. Bien trop souvent, nous choisissons de ne pas écouter notre intuition alors qu’en fin de compte, le sentiment que nous avions se confirme. N’avons-nous pas tous déjà dit à voix haute : « Je le savais ! » après avoir reçu de nouvelles informations ? On peut alors dire que ces informations sont « nouvellement » tangibles. Pourtant, notre 6e sens (ou 3e œil) nous l’avait déjà crié haut et fort lorsqu’il était encore question de « zone grise ».

Tel un sonar qui nous aide à y voir clair lorsqu’on navigue dans les eaux troubles d’une organisation et de ses courants culturels et politiques, l’écoute de ses intuitions s’avère très utile lorsque l’on communique avec les acteurs clés d’un projet de changement. Du langage corporel aux messages indirectes, un gestionnaire du changement se doit d’être ouvert et sensible à tout type d’information qui pourrait être pertinente afin de compléter son diagnostic. Pour toute sorte de raisons, les acteurs clés ne donneront pas toute l’information. Il arrive aussi que ces acteurs n’ont jamais été en mesure de faire des liens entres les lacunes au niveau de processus et les symptômes qui en ressortent.

Ce qui est important de retenir ici est que : lorsque vous avez l’impression qu’il y a quelque chose que vous ne pouvez mesurer mais qui est bel et bien palpable au sein d’une organisation, vous avez tout intérêt à y porter attention. Je dirais même que vous avez le devoir de vous y attarder. La raison est bien simple, en tant que gestionnaire du changement, vous ne devez mettre de côté aucun élément d’information, car un diagnostic incomplet peut vous amenez à prendre un tout autre chemin et passer carrément à côté de la cible.

Qu’en dites-vous ?

À la prochaine

Créativité : Il n’est jamais trop tard pour jouer!

Auteur: Anie Jodoin Lacoste, Chroniqueuse Paradoxe, Enseignante au préscolaire et maman créative.

Date: 5 Décembre 2017

La créativité se décrit, de façon générale, comme étant la capacité d’un individu ou d’un groupe à imaginer ou construire et mettre en œuvre un concept neuf, un objet nouveau ou à découvrir une solution originale à un problème.

Qu’on soit enfant ou adulte, la créativité est accessible à tous! Seul nous pouvons y mettre une limite et seul nous pouvons l’exploiter sans limites.

Selon le Programme de formation de l’école québécoise (2001), c’est par le jeu et l’activité spontanée que l’enfant s’exprime, expérimente, construit ses connaissances, structure sa pensée et élabore sa vision du monde. Il apprend à être lui-même, à interagir avec les autres et à résoudre des problèmes. Il développe également son imagination et sa créativité. L’activité spontanée et le jeu sont les moyens que l’enfant privilégie pour s’approprier la réalité; il est donc justifié que ces activités aient une place de choix à la maternelle et que l’espace et le temps soient organisés en conséquence.

Étant enseignante au préscolaire, je suis convaincue de l’importance du jeu et de la créativité dans le quotidien des enfants. Toutefois, je crois qu’on peut transposer cette importance chez l’adulte aussi. Pourquoi nos responsabilités, nos engagements, nos contraintes de vie et j’en passe nous obligent à toujours agir avec maturité, réflexion et réserve? Est-ce paradoxal de joindre la créativité, le jeu et l’imagination à l’adulte que nous sommes?

Quand nous passons à l’âge adulte, nous perdons, pour la plupart, ce côté spontané, cette imagination, cette créativité sans limites et sans jugement. Être adulte ne devrait pas nous soustraire à cette joyeuse façon de voir les choses, au contraire, nous devrions la laisser surplomber nos vies pour nous aider à mettre un peu de « folie » dans notre quotidien. Soyons créatif dans nos repas, dans nos choix vestimentaires, dans nos activités, notre décoration, mais aussi dans notre façon d’entrevoir les situations, de régler nos problèmes, de déstabiliser notre routine et pourquoi pas dans notre emploi.

Lorsque nous rencontrons une difficulté dans notre vie, nous avons tendance à voir cela comme une montagne, car, en fait, ce que nous trouvons difficile s’avère généralement quelque chose qui est nouveau pour nous. La nouveauté amenant une certaine anxiété, le cerveau humain réagit comme s’il était face à un danger. Et comme cela fait partie de notre génétique, face aux dangers, nous reculons pour préserver notre sécurité. Prenons comme exemple le cas d’un enfant de 5 ans qui apprend à écrire et pour qui les lettres ne sont que des dessins qui ne veulent rien dire. Le danger étant de se tromper et de vivre un état de honte, de découragement, voire d’échec. Pour lui, écrire représente donc quelque chose de nouveau et de dangereux. Si cet enfant était adulte, il déciderait probablement d’éviter de se prêter à l’activité. Pourtant, en tant qu’enseignante, j’amène mes élèves à voir ce problème, ou dois-je dire ce défi, comme un jeu. Je leur propose la chose suivante : « Jouons à faire semblant d’écrire comme les premières années en essayant de trouver la lettre du son qu’on étire comme un élastique ». Les enfants se sentent alors rassurés et voient maintenant ce défi comme une occasion d’être meilleurs, d’être comme des élèves de 1ère année.

La créativité et le jeu peuvent modifier notre état d’esprit de façon temporaire, mais aussi de façon permanente si nous les intégrons à notre mode de vie. Pour les adultes, au travail, la même philosophie peut être appliquée. Voir nos problèmes, le changement, comme des défis et créer des solutions par le jeu.

Plus on joue, plus on apprend! Plus on apprend, mieux on joue! Et mieux on joue, mieux on apprend!!

Alors, créez votre avenir en jouant avec les cartes des possibilités qui s’offrent à vous et en ayant toujours en tête que vous êtes la seule barrière à votre imagination!

Anie Jodoin Lacoste