En processus de changement......

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Le Diagnostic, l’ingrédient sous-estimé de tout changement

Auteurs: Judith Leroux et Romy Manigat, Associés Mouvement Paradoxe, Spécialistes en gestion du changement

Date: 4 Juin 2018

Dans l’article du mois de mai, nous avons fait un survol de ce qu’implique la gestion du changement. La littérature managériale (avec un grand L) nous martèle avec le concept suivant : pour réussir tout processus de changement ou de transformation, il doit y avoir une démarche d’acceptation de la part de ceux et celles qui vivent le changement. Ceci sous-entend que ceux et celles qui initient le changement ont déjà terminé leur cheminement et sont déjà rendu au stade d’acceptation. Nous savons tous que ce n’est pas forcément toujours le cas. Bref, jusqu’ici, rien de nouveau. Par contre, depuis quelques années, un vent de fraîcheur a commencé à nous souffler à l’oreille.

Pourquoi changer?

Cette même question que les enfants nous posent lorsque nous leur demandons de faire quelque chose, ou même que l’on se pose tout jeune lorsque la vie nous place devant des situations particulières : Le fameux « Pourquoi »? Pourquoi changer? Pourquoi faire autrement? Pourquoi se tuer autant à l’ouvrage?

Il est important, plus que jamais, d’être en mesure de répondre à cette question de façon profonde. C’est en se la posant et surtout en y répondant en toute honnêteté qu’on met, la plupart du temps, le doigt sur l’élément clé qui constituera éventuellement la pierre d’assise de la démarche qui suivra. Dans un contexte organisationnel, il s’agit de bien comprendre pourquoi nous nous apprêtons à modifier des façons de faire.

Le Diagnostic, l’ingrédient sous-estimé de tout changement

Ai-je vraiment besoin d’expliquer pourquoi il faut avoir bien cerné la situation actuelle au sein de son organisation AVANT de lancer des idées sur la planche à dessin? À ceux qui répondent oui à cette question, n’hésitez pas à me contacter à info@mouvementparadoxe.com. Il me fera un plaisir de vous inviter à notre prochain atelier. En attendant, nous faisons quand même un rappel: il faut prendre le temps qu’il faut afin d’avoir bien cerné les problématiques et les opportunités d’améliorations qui se présentent et qui nous poussent à changer.

Oui oui je sais! J’entends déjà certains répondre qu’on n’a pas toujours le temps; qu’il ne faut pas toujours trop réfléchir avant d’agir; que les opportunités sont souvent présentes pour une durée limitée. C’est vrai! Je suis tout à fait en accord avec vous. C’est bien pour cela que le diagnostic doit être fait avec adresse. Voici, entre autres, quelques points à garder en tête lors d’un diagnostic :

Le Satellite

L’approche dite « Bottom up » consiste à analyser toutes les composantes d’un concept; aller dans le détail de chacune de nos activités pour ensuite en arriver à une vision plus globale de la situation. De l’autre côté, l’approche « top down » consiste à regarder l’organisation dans son ensemble et d’observer les grandes activités dans leur globalité. Elle permet de couvrir un terrain plus large et d’adresser des enjeux d’ordre plus stratégiques. C’est l’approche que nous privilégions, car elle permet aussi d’identifier les activités clés qui nécessitent souvent le plus d’attention. Des opportunités d’efficience se présentent et il est possible d’en profiter en faisant ce qu’on appelle des « deep dive », c’est-à-dire aller plus en profondeur dans le détail des activités dont l’amélioration apportera le plus de bénéfices.

Walk the Process

Pour obtenir une meilleure compréhension des activités et de comment les choses fonctionnent dans une organisation. Il faut, bien sûr, parler avec ceux et celles qui s’y connaissent le plus. Prétendre tout savoir et tout comprendre représente un grand danger. Prendre le temps de s’asseoir avec nos experts ou même de dessiner le schéma de nos opérations ou d’un processus client avec nos paires s’avèrera toujours un excellent exercice. Schématiser un processus de façon la plus simple possible permet d’identifier les risques et de faire ressortir des points d’amélioration auxquels nous n’aurions autrement jamais pensé.

Et les gens dans tout ça?

Au-delà des concepts méthodologiques, le facteur humain est selon moi le plus important et le plus porteur. La réponse au « pourquoi » est ce qui permet à tous individus qui vie le changement à préserver ce plus fort combustible jamais trouvé, la motivation. C’est pourquoi le facteur humain et les ramifications relationnelles qui tissent la toile de notre organisation représentent une dimension à ne pas écarter dans le cadre de notre diagnostic. Le succès de tous nos efforts en dépend.

Qu’en pensez-vous?

Bonne semaine!

Qu’est-ce que la gestion du changement?

Auteurs: Judith Leroux, Associés Mouvement Paradoxe, Spécialistes en gestion du changement

Date: 7 Mai 2018

Dans une aire où la technologie est omniprésente, que le cloud vient bousculer nos façons de communiquer et d’interagir, où l’intelligence artificielle n’est plus réservée aux films de science-fiction, où il ne suffit plus d’obtenir un poste permanent au sein d’une entreprise reconnue pour se sentir accomplie; la gestion du changement devient un concept qui gagne en popularité.

Oser le changement

Le changement, soit par volonté, soit par nécessité, n’est jamais une question mineure, car tout changement aboutit à une nouvelle réalité. Dans cette optique, le changement signifie de perdre quelque chose pour gagner quelque chose de nouveau.

Considérons la démarche de croissance : un start-up se transforme peu à peu en une entreprise reconnue, nécessitant plus de hiérarchisation structurelle. Alors comment faciliter ce processus de changement sans perdre l’esprit informel de collaboration du start-up ? Voici, le paradoxe : comment conquérir le nouveau sans perdre son passé ? Comment s’adapter à l’avenir et garder son identité ? Comment s’ouvrir au changement et demeurer constant ?

Considérez les risques

Dès que vous acceptez d’aborder le changement, la question de risque se fait sentir. Comment assurer que les efforts déployés, souvent d’une ampleur considérable, nous mènent aux résultats souhaités ? Comment mobiliser les ressources nécessaires pour effectuer votre projet de changement, et ce, de manière la plus astucieuse ? Trouver de bonnes réponses à ces questions ne nous suffit pas. Comme chaque entreprise est différente, il est important d’adapter les changements aux besoins spécifiques de chacun.  Comment devons-nous nous y prendre ?

Au cours des prochains mois, nous allons tenter de démystifier la gestion du changement et vous aider à intégrer ses différents concepts au sein de votre entreprise.

Avant d’entrer dans le détail, nous aimerions vous partager un petit vidéo qui explique bien la gestion du changement.

Version française : https://www.youtube.com/watch?v=SihVOpoMU14

Bon visionnement

Judith et Romy

Associés – Mouvement Paradoxe

La reconnaissance au travail, un élément capital au bien-être d’une entreprise !

Auteur: Éric Descormiers, Chroniqueur Paradoxe, Consultant Sénior Développement organisationnel-Relation de travail, Associé Falcon Groupe Conseil

Date: 4 Mars 2018

Considérer l’entreprise comme un super organisme vivant? Pourquoi pas! Une telle vision des choses implique nécessairement une conscientisation globale des éléments qui favorisent la croissance d’une entreprise en santé. Intangible mais néanmoins bien réelle, l’entreprise crée et façonne sa propre dynamique qui génère, habituellement, bien ou service. Comme un battement de cœur, cette dynamique découle essentiellement de la concordance entre les éléments; entre l’homme et la machine, entre l’homme et l’homme lui-même.

À priori, compte tenu de l’importance du capital monétaire investi dans bien des cas, on constate que la relation entre l’entreprise et la machine est davantage priorisée. Mais qu’advient-il du super organisme et de sa symbiose interne quand un élément aussi capital que les relations humaines est relayé à l’arrière-plan sous prétexte d’une main-d’œuvre interchangeable?

L’absence de reconnaissance dans l’accomplissement de son travail engendre souvent la perte de repères professionnels et personnels pour l’individu lui-même. Il s’ensuit habituellement des sentiments acerbes tels l’amertume, la frustration, l’inutilité et l’indignité, ce qui contribue à mortifier la qualité des rapports entre le salarié et l’entreprise. Elle génère également une suite de comportements constants et tenaces qui engage d’elle-même les salariés dans un processus sournois de victimisation.

À petite échelle, ce phénomène peut sembler anodin et même passer inaperçu. À plus grande échelle, par contre, la relation entre les salariés et le super organisme s’enlise, inexorablement, dans un gouffre sans fin qui se traduira très certainement par une hausse importante des coûts opérationnels. C’EST L’INFARCTUS !

De par sa nature, la victimisation se retrouve au centre de comportements plaintifs accentués d’accusations et de reproches, directs ou indirects, à l’égard du super organisme. La disqualification des superviseurs, des cadres ou de toute autre personne associée de près à l’entreprise de même qu’une attitude agressive vis-à-vis celle-ci, constitue l’un des traits qui caractérisent la victimisation.

Ce phénomène prend tout son sens dans l’importance du regard que l’entreprise porte sur les salariés. Qu’importe la nature de ce regard, c’est le regard lui-même qui est important pour la victime qui cherche à confronter pour se rassurer. Se rassurer de quoi dirait-on ? Simplement de la reconnaissance ou de l’importance que l’autre partie lui accorde au cœur du super organisme. Cette notion de regard et de gratitude doit toucher le besoin de respect. Celui-là même que l’on retrouve chez chaque salarié impliqué dans la relation. Celle-ci permet non seulement de se sortir du processus de victimisation mais permet également aux employés d’exister sous le regard de l’entreprise et de ses représentants.

Conscientiser cette problématique dans son ensemble, c’est aussi accepter d’évoluer. Cette nouvelle attitude à l’égard de l’autre, ce nouveau regard que l’entreprise porte sur ses employés favorise l’émergence d’une saine relation. Cette évolution rétablit l’équilibre au sein du super organisme et permet la mise en place de rapports plus harmonieux.

Ce positivisme relationnel s’articule quand la partie se sent capable de lâcher prise sur des croyances et des convictions édifiées antérieurement sur des relations orageuses. « La partie apprend à faire confiance quand elle accepte que la relation dans laquelle elle doit vivre devienne une succession de naissances »[1]. Or, le cœur de cette dynamique axée sur des échanges harmonieux entre les parties repose essentiellement sur l’enjeu relationnel qui privilégie la confiance qui elle, enfante la reconnaissance. C’EST LA CONVALESCENCE !

Éric Descormiers

 

[1] Salomé, J., Pour ne plus vivre sur la planète TAIRE: une méthode pour mieux

communiquer  / Jacques Salomé ; ill. Françoise Malnuit, Paris  : A. Michel, 361 p., 1997

Créativité : Il n’est jamais trop tard pour jouer!

Auteur: Anie Jodoin Lacoste, Chroniqueuse Paradoxe, Enseignante au préscolaire et maman créative.

Date: 5 Décembre 2017

La créativité se décrit, de façon générale, comme étant la capacité d’un individu ou d’un groupe à imaginer ou construire et mettre en œuvre un concept neuf, un objet nouveau ou à découvrir une solution originale à un problème.

Qu’on soit enfant ou adulte, la créativité est accessible à tous! Seul nous pouvons y mettre une limite et seul nous pouvons l’exploiter sans limites.

Selon le Programme de formation de l’école québécoise (2001), c’est par le jeu et l’activité spontanée que l’enfant s’exprime, expérimente, construit ses connaissances, structure sa pensée et élabore sa vision du monde. Il apprend à être lui-même, à interagir avec les autres et à résoudre des problèmes. Il développe également son imagination et sa créativité. L’activité spontanée et le jeu sont les moyens que l’enfant privilégie pour s’approprier la réalité; il est donc justifié que ces activités aient une place de choix à la maternelle et que l’espace et le temps soient organisés en conséquence.

Étant enseignante au préscolaire, je suis convaincue de l’importance du jeu et de la créativité dans le quotidien des enfants. Toutefois, je crois qu’on peut transposer cette importance chez l’adulte aussi. Pourquoi nos responsabilités, nos engagements, nos contraintes de vie et j’en passe nous obligent à toujours agir avec maturité, réflexion et réserve? Est-ce paradoxal de joindre la créativité, le jeu et l’imagination à l’adulte que nous sommes?

Quand nous passons à l’âge adulte, nous perdons, pour la plupart, ce côté spontané, cette imagination, cette créativité sans limites et sans jugement. Être adulte ne devrait pas nous soustraire à cette joyeuse façon de voir les choses, au contraire, nous devrions la laisser surplomber nos vies pour nous aider à mettre un peu de « folie » dans notre quotidien. Soyons créatif dans nos repas, dans nos choix vestimentaires, dans nos activités, notre décoration, mais aussi dans notre façon d’entrevoir les situations, de régler nos problèmes, de déstabiliser notre routine et pourquoi pas dans notre emploi.

Lorsque nous rencontrons une difficulté dans notre vie, nous avons tendance à voir cela comme une montagne, car, en fait, ce que nous trouvons difficile s’avère généralement quelque chose qui est nouveau pour nous. La nouveauté amenant une certaine anxiété, le cerveau humain réagit comme s’il était face à un danger. Et comme cela fait partie de notre génétique, face aux dangers, nous reculons pour préserver notre sécurité. Prenons comme exemple le cas d’un enfant de 5 ans qui apprend à écrire et pour qui les lettres ne sont que des dessins qui ne veulent rien dire. Le danger étant de se tromper et de vivre un état de honte, de découragement, voire d’échec. Pour lui, écrire représente donc quelque chose de nouveau et de dangereux. Si cet enfant était adulte, il déciderait probablement d’éviter de se prêter à l’activité. Pourtant, en tant qu’enseignante, j’amène mes élèves à voir ce problème, ou dois-je dire ce défi, comme un jeu. Je leur propose la chose suivante : « Jouons à faire semblant d’écrire comme les premières années en essayant de trouver la lettre du son qu’on étire comme un élastique ». Les enfants se sentent alors rassurés et voient maintenant ce défi comme une occasion d’être meilleurs, d’être comme des élèves de 1ère année.

La créativité et le jeu peuvent modifier notre état d’esprit de façon temporaire, mais aussi de façon permanente si nous les intégrons à notre mode de vie. Pour les adultes, au travail, la même philosophie peut être appliquée. Voir nos problèmes, le changement, comme des défis et créer des solutions par le jeu.

Plus on joue, plus on apprend! Plus on apprend, mieux on joue! Et mieux on joue, mieux on apprend!!

Alors, créez votre avenir en jouant avec les cartes des possibilités qui s’offrent à vous et en ayant toujours en tête que vous êtes la seule barrière à votre imagination!

Anie Jodoin Lacoste